La présence militaire au Tibet

Publié le par Sam

Helicoptere au Tibet

Première journée dans Lhasa

Avant de venir au Tibet, on nous avait prévenu que les étrangers ne pouvaient pas se balader sans guide dans Lhasa. Il est vrai que la présence militaire est extrèmement importante. Le Tibet est une zone très contrôlée par le gouvernement chinois. Dès notre atterrissage, nous apercevons quatre avions de chasse et plusieurs hangars militaires. Les tenues camouflages sont aussi très présentes autour de l'aéroport ; ce sont des militaires qui gardent la sortie par exemple.

Dans toute la ville, des militaires font des rondes par cinq. Ils sont armés de boucliers ou de fusils à pompe. Dans les rues piétonnes, des postes de garde de militaires sont posés toutes les centaines de mètres. Sur les toits des magasins des rues piétonnes, des militaires surveillent. Il semblerait qu'il n'y ait aucun angle mort.

Franck nous rassure. Il faut faire attention à ne pas prendre les militaires en photo. Il ne faut pas aller leur parler. Il ne faut pas parler de politique chinoise. Et nous n'aurons aucun problème à nous balader seuls en ville. Le Tibet est une région très contrôlée, mais il n'y a aucun affrontement, comme on peut le voir dans l'actualité du Xinjiang.

Militaires dans Lhasa

En route vers Namtso Lake

Les déplacements des touristes sont très contrôlés. Pour aller de Lhasa au lac Namtso, il n'y a qu'une seule route. Pour emprunter cette route, nous devons respecter les checkpoints. Quatre ou cinq points de passage sont disséminés sur la voie, avec halte policière. Les policiers remettent à chaque véhicule leur temps de passage, et il faut respecter une certaine vitesse, ni trop vite ni trop lent, entre chaque point de passage. Parfois même, les policiers vérifient, à nouveau, les permis d'entrée au Tibet et les passagers du véhicule.

Contrôler la vitesse des véhicules n'est pas une mauvaise idée en soi. Mais un tel déploiement policier ne peut servir qu'au contrôle de la vitesse. Peut-être cherchent-ils à limiter les mouvements tibétains...


À Shigatse

Shigatse est la deuxième ville tibétaine. Tandis que Lhasa est le fief du Dalaï-Lama, Shigatse est celui du Banchan-Lama, qui connait de bien meilleures relations avec le gouvernement central. C'est sans doute pourquoi la région de Shigatse est moins contrôlée. Nous n'avons pas croisé de militaires dans la ville.

En revanche, les déplacements des étrangers sont toujours bien surveillés, comme dans la région de Lhasa. Le jeudi matin, nous partons de Shigatse vers le mont Everest. La veille, Franck a dû se présenter dans un bureau gouvernemental afin d'obtenir des permis. En tant qu'étranger, nous devons non seulement être titulaires d'un permis d'entrée au Tibet, mais aussi d'un autre pour accéder au camp de base de l'Everest.


À l'Everest Base Camp

Nous devons être titulaires d'un permis spécifique pour accéder au camp de base de l'Everest. Cela signifie que nous allons passer par des barrages policiers sur notre route, pour vérifier nos permis. Nous croisons en effet des barrages sur la route, tels les points de passage des jours précédents, et les policiers entrent à plusieurs reprises dans notre mini-bus, en vérifiant passeports et permis.

Après une journée de route, ponctuée de ces nombreux barrages, nous arrivons au camp où nous allons dormir, et nous partons pour une randonnée jusqu'au réel camp de base, camp militaire. Une fois au camp de base, nous donnons nos permis et passeports aux militaires sur place, militaires qui nous offrent leur plus beau sourire et qui n'hésitent pas à proposer des cigarettes, mais qui ne rigolent pas quand ils décrivent la zone à ne pas dépasser. Et d'ailleurs, pour continuer après le camp de base et monter l'Everest il faut demander un autre permis aux autorités chinoises.

C'est la première semaine de ma vie où j'ai dû présenter aussi souvent mon passeport, plusieurs fois par jour pendant une semaine. J'ai le sentiment que le gouvernement contrôle le Tibet pour donner les richesses aux Hans, pas aux Tibétains. On a en effet pu voir que les Tibétains restent très ruraux, paysans pour la plupart, seuls certains sont restaurateurs ou chauffeurs. Les Tibétains vivent principalement dans des hâmeaux au milieu du désert, alors que les Hans vivent en ville. Cette année, la population Han a même dépassé la population Tibétaine dans la région...

Publié dans Mes aventures

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